Grand soleil mais aussi forte bise qui vous gèle dès que vous êtes à découvert. Ne pas oublier que nous sommes encore en hiver ! le printemps c'est pour demain (au calendrier). Heureusement aujourd'hui nous allons crapahuter la majeure partie du temps en forêt bien à l'abri des courants d'air. C'est Christian qui nous invite à Vandoncourt, au départ de la Damassine, en compagnie de Jean-Pierre -membre du SMPM- qui va prendre le relais pour guider les vingt-huit randonneurs dans ce secteur inconnu pour la plupart d'entre-nous.
Et quel secteur, riche en découvertes :
- la Damassine, maison de la nature et des vergers, espace de découverte ouvert à tous. Elle est emblématique de la politique de transition écologique. Fermée le jeudi, ne pas hésiter à y revenir dans le courant de l'année...
- l'étang de Cayenne au fond des bois, si nous l'avons approché en début de parcours que nenni rien que d'énormes troncs d'arbres, il faudra attendre un deuxième passage en fin d'après-midi pour le découvrir sous le soleil qui descend à l'horizon.
-le belvédère et sa table d'orientation qui s'ouvre sur le pays de Montbéliard avec au premier plan le village de Vandoncourt
- la Goulaie ou reculée, ça grimpe fort par un sentier étroit, escarpé, encombré par la chute de nombreux arbres, bordé de corydales, pulmonaires, coucous jaunes, mais pas de quoi s'empâturer dans une morille, malgré un bon biotope a dit le 'gars', heureusement bien asséché par la bise, pour atterrir sous une espèce d'abri sous roche, imposant par son volume
- le pont Sarrazin, arche naturelle et sa légende selon laquelle une cavalier sarrazin qui avait enlevé une jeune fille tomba du pont en s'enfuyant. Cheval et cavalier se tuèrent mais la captive se releva indemne
- la stèle Édouard Montavon, héros de la résistance, témoignage des heures grises de notre histoire passée
Si au départ nous sommes passés par Montbouton, nous avons poursuivi notre périple dans les bois jusqu'aux environs d'Abbévillers, commune frontalière avec la Suisse. Mais à quel rythme ? Durant les deux premières heures, à peine cinq km 'qui va lentement va sûrement,' il faut dire que le terrain était bien accidenté, et prêtait excuses à de nombreux arrêts. Ensuite devenu plus praticable, nous avons repris une allure de croisière en empruntant tout de même un raccourci pour arriver enfin aux voitures à 18h.
Merci au 'gars' pour cette belle découverte, à sa Du bourgeoise pour son gâteau corse et à notre guide improvisé du jour Jean-Pierre.
Bizarre, Jean-Marie a oublié de nous dire : à la Saint Joseph, plante des pommes de terre hâtives, tu les auras à la saint Yves, soixante jours plus tard. Peut-on encore se fier à ce dicton ?
Rendez-vous jeudi prochain, première randonnée du printemps mais dernière à la demi-journée. Bonne semaine à tous.
Mimi
