Grand ciel bleu, grand soleil mais il faut compter avec la bise, qui tient le beau comme disent les anciens, heureusement nous passerons la majeur partie de la journée dans les bois bien à l'abri.
Nous nous retrouvons à douze sur le parking aux abords de l'étang de la Chapotte, quartier d'Hérimoncourt que nous quitterons très vite pour nous engager dans la forêt sous la houlette d'Annie qui a quitté son fief de Mauchamps pour nous faire découvrir un nouveau coin de notre Doubs si calme reposant lumineux voire enchanteur en ce début de printemps.
Les sentiers, bien découpés dans le vert de la canopée, nous mènent gentiment sur une clairière illuminée par le jaune éclatant de colzas avant de rejoindre Roches lès Blamont.
Là première difficulté du jour, une descente très prononcée vers la combe profonde de Vau, adoucie par la magnificence des cascades moussues propices au développement du tuf ainsi qu'une grande fontaine.
Par le bois de la Lochière, nous gagnerons Glay commune limitrophe avec la Suisse, traversée par le Gland où nous nous poserons devant l'église pour casse-croûter sur des bancs mi- ombragés donc mi- ensoleillés, à chacun de trouver son bonheur !
Et là, juste au moment de la digestion, deuxième difficulté de la journée, une montée vertigineuse. Pas de quoi affoler la troupe, chacun y va à son rythme, avec un arrêt à mi-chemin vers une fontaine, rendez-vous est donné au dessus de la côte, à la ferme 'la Picardie', lieu propice à fredonner et revisiter une chanson bien connue :
'les vaches rousses, blanches et noires sur lesquelles tombent la pluie, et les cerisiers blancs made in Normandie'
en les vaches noires et blanches, sur lesquelles brillent un grand soleil, et les pommiers blancs made in Picardie... un régal pour les yeux, sans oublier le parfum subtil des lilas tout le long du chemin et l'explication donnée par Michel, l'historien qui change de casquette, à propos d'un arôme sauvage ou gouet voire godet : en l'ouvrant son pistil coloré donne une indication précieuse quant aux récoltes futures de vin, blé, pommes de terre... René, le botaniste enregistre.
Ne reste plus qu'à finir tranquillement notre boucle en passant par le belvédère de Meslières qui domine le village et la vallée du Gland et plus loin, en aval l'étang de la Chapotte où se conclura notre périple par la dégustation d'un délicieux gâteau 'femme pressée' accompagné de boissons bien fraîches. Merci Annie, cette sortie nature très agréable fut appréciée de tous.
Dicton de la saint-Georges : ' quand il pleut à la saint-Georges, il n'y a ni prune, ni orge' ou 'sur cent cerises en reste quatorze' ce qui veut dire qu'avec ce beau soleil, normalement les récoltes futures devraient être abondantes... quant aux fleurs appelées saint-Georges il y a belle lurette qu'elles ont pointé leur nez sans attendre le jour qui leur était dédié.
Bonne semaine à tous.



