Avec le retour de la canicule sur toute la France, cette semaine encore le planning a dû être chamboulé pour les deux randos réduites à la matinée afin d'échapper à la torpeur qui nous assomme avant midi sonné.
Ainsi nous nous retrouvons, dès 8h45 avec une fraîcheur toute relative, à 17 sur le parking du cimetière de Villars les Blamont, fief de Marie-Thérèse qu'elle connaît comme sa poche, pour une boucle mi- ombragée, mi- ensoleillée, tantôt en Suisse, tantôt en France empruntant très vite le sentier historique des bornes de la Principauté de Montbéliard qui marquent depuis le XVIII siècle la limite entre ces deux pays. Sur les bornes les plus anciennes, on devine encore l'ours de Berne, puis viennent les initiales CH confédération helvétique et enfin pour les plus récentes une croix pour le tout nouveau canton du Jura Suisse (1979).
C'est donc par un sentier jalonné de ces bornes qui mène à Damvant, en lisière du bois de Vaux, que nous entamerons la grimpette nous menant à la borne 442 où nous ferons une petite incursion en Suisse avant de gagner la combe Semont. Marie-Thérèse, en tête de file avec Anne, a l'impression qu'on se traîne, et c'est déjà reparti alors que les derniers n'ont pas vraiment pris le temps de souffler !
Entre deux parties de la forêt, nous devons traverser la pâture communale Le Cerneux toute en montée sans pouvoir échapper à un soleil oppressant. Petit rappel : ne pas oublier de boire, du Château la Pompe bien sûr.
Au lieu dit La cabane du Poil de Chien, pas d'aboiements mais nous faisons silence aux abords d'une tente avec des campeurs encore endormis, nous nous dirigerons vers le belvédère des Batteries du Lomont 821m situé en pleine forêt. Pour y arriver, nous devons traverser une sapinière, sauf que pas vraiment de repère si ce n'est une multitude de pommes de pins qui bouillent les pistes mais pas l'esprit en alerte de Marie-Thérèse qui nous remet très vite dans la bonne direction. Même si haut perché, de grands feuillus obstruent toute la vue, nous pouvons tout de même apercevoir le Chasseral, sommet du massif du Jura Suisse. Il faudra penser à revenir dans le coin en hiver, pour profiter pleinement du paysage sur le Haut Doubs.
Le retour tout en descente, se fera par le Gouffre des Bruyères, cavité naturelle souterraine profonde de 180m, site de spéléologie à proximité de la Roche Jella. Dans une clairière nous grappillerons de belles mûres, protégées de la sécheresse grâce à une certaine altitude, juste assez pour se lécher les babines, avant de déboucher sur le village où Marie-Thérèse nous confie aux bons soins d'Annie pour fermer la boucle qui s'est déroulée tantôt sur le sentier des bornes, tantôt sur le GR5, tantôt sur des sentiers non répertoriés. C'est le moment de quitter les zones ombragées pour le sauna des voitures ! Bonne sieste à tous.
Merci à Marie-Thérèse pour avoir changé son fusil d'épaule gardant sous le coude la rando à St Ursanne pour un jeudi plus clément.
Dicton du jour : 'à la sainte Juliette, l'été est en fête'.





