En vue de trouver un peu de fraîcheur entre deux canicules, rendez-vous nous était donné aujourd'hui au bord du Dessoubre, rivière qui prend sa source au fond du cirque de Consolation et conflue avec le Doubs à Saint-Hippolyte, réputée pour ses truites fario, au lieu-dit La Voyèse, plage de mon enfance où nous ne mettrons même pas les pieds trop pressés d'en découdre avec le circuit proposé par Annie.
Topo rivé autour du cou, elle mène la danse pour les huit randonneurs qui ont répondu présents à sa proposition. Nous traversons la rivière pour gagner les bois et tout de suite grimper, traverser Orgeans et prendre de la hauteur jusqu'à midi au lieu-dit Le Friolais où nous ferons une pause casse-croûte sur de gros troncs ayant totalement ignoré le réputé restaurant Au Coin du Bois.
Chemin faisant, à chaque bifurcation, nous aurons droit à un paragraphe de lecture pour nous assurer de la bonne marche à suivre, sauf qu'un grain de sable est venu enrayer la mécanique dans une pâture où, distraits par un troupeau de génisses, nous nous sommes engagés sur un mauvais sentier. Mais Annie, très attentive, semblait un peu perdue, ne reconnaissant point ce passage, aussi très vite elle a tiré la sonnette d'alarme, nous faisant faire demi-tour pour emprunter un sentier parallèle conformément à sa prise de notes.
Nous ferons une pause pour contempler le château de l'Ermitage dans son écrin de verdure, puis vers un chalet de chasse pour déguster une délicieuse madeleine aux myrtilles et une autre à un point de vue sur toute la vallée de Belleherbe à Valoreille jusqu'au point de vue de Montaigu.
Nous poursuivrons un moment sur du plat au niveau du Mont de Vougney avant d'entamer la descente sur Battenans-Varin, de croiser Saint-Claude dans sa niche de pierre, de regagner les bords du Dessoubre en passant devant la cascade du Foulot où coule un mince filet d'eau, d'effectuer une épreuve digne de Koh Lanta : un méli-mélo d'arbres, de branchages encombrant le passage sur plusieurs mètres, fatras qu'un employé d'entretien des sentiers de Maîche s'attaquait déjà à déblayer à la tronçonneuse.
De l'avis de tous, une belle rando, bien ombragée, avec de beaux sentiers, tantôt en forêt, sous-bois, pâtures, le matin on monte à la fraîche et l'après-midi on descend tranquillement, le tout consciencieusement orchestré par Annie et agrémenté par des chants d'oiseaux, le murmure de l'eau et un rire que l'on reconnaîtrait entre mille. Merci
Le dicton du jour bien d'actualité : 'à partir du 2 juillet, plus de laine ni de corset', mais aussi 'jamais en juillet, sécheresse n'a causé la moindre tristesse'.




