Prochaine Rando : 13/08/26


Gr 1: L'étang du moulin 11h30 MPT Gr 2: L'étang du moulin 11h30 MPT

10/07/2025

Solemont, le 10 juillet 2025

Quelle aubaine cette température plus fraîche pour partir randonner aux aurores dans le fief de Jean-Marie, à savoir le joli village de Solemont. Il aurait même gelé hier matin dans le Haut-Doubs, vous vous rendez compte, après la canicule des jours derniers, on a l'impression de marcher sur la tête non ? Enfin, aujourd'hui, nous nous contenterons de crapahuter par monts et par vaux dans les pas de Jean-Marie.
Avant de donner le feu vert de départ, il prévient les 15 randonneurs, ce matin ça grimpe et nous ferons plus de la moitié du parcours (avant le repas), aussi pas de temps à perdre et il est vrai que ça démarre fort : nous grimpons droit debout, avant d'emprunter l'ancienne voie Romaine (traces encore visibles des roues de chariots cerclées de fer dans la pierre), puis plus mollo jusqu'à la ferme du Mont et ainsi jusqu'au finage de la ferme de Fonquerny au pied des éoliennes de la chaîne du Lomont, toujours aussi majestueuses à se découper comme une œuvre d'art, dans un grand ciel bleu.
Nous laisserons sur notre droite les numéros 13-14-15, avant de nous engager dans une dernière montée aux dires de notre chef du jour, pour une fois pas de bobards, virer sur la gauche pour passer au bas des 12 et 11 où de panneaux attirent notre attention : chutes de pierres, chutes de glaces, ouf pas de chutes de randonneurs mais tout de même 'aux Lomonts, tenons ferme', un homme averti en vaut deux et de continuer tranquillement sur un chemin blanc bien ombragé jusqu'à la cabane de chasse de Valonne.
Et là, le 'téléphone arabe' ayant bien fonctionné, nous somme accueillis à bras ouverts par Jean-Pierre pour l'apéro concocté avec son épouse Évelyne randonneuse, et une Christine heureuse de se joindre à la troupe avec deux tartes. Santé et bon appétit à tous. Zen, au milieu de nulle part pas besoin de se faire prier, y a plus qu'à apprécier...
Après avoir bien ripaillé, nous repartons à 15 avec un changement de Racine, du coup la majorité change de camp, ce qui ne change rien à la donne, il ne nous reste plus qu'à redescendre en empruntant d'abord les communaux puis un beau chemin forestier, ancienne route entre Solemont et Valonne. Une coupe blanche dans cette forêt nous ouvre une grande fenêtre pour admirer le village dans son écrin de verdure et un peu plus bas, la ferme du Moulin, autrefois ferme des grands-parents maternels de Jean-Marie.
Et nous voilà 'rendus' au village. Nous ne pouvions clôturer ce périple sans un dernier arrêt cette fois-ci au chalet de Jean-Marie, où son épouse Jacqueline nous attendait pour un dernier rafraîchissement agrémenté de beignets 'des foins' confectionnés le matin même.
Un grand Merci à ces deux couples pour leur accueil chaleureux. Un vrai régal cette journée, on revient quand ? La réponse aux hasards du calendrier...
Bon week-end du 14 juillet à tous sans oublier le festival des musiques à St-Hipp' du 14 au 20 juillet également.
Michèle M.

 




04/07/2025

Cheveney, le 3 juillet 2025

Canicule, pas canicule ? Orage, pas orage ? Pluie, pas pluie ? Bon, assez tergiversé, quand faut y aller, faut y aller. 8h30 à Cheveney chez nos voisins Suisses, 13 randonneurs prennent le départ pour 17 kilomètres et 400 mètres de dénivelé. Il fait déjà 21 degrés, mais rien à voir avec les jours passés. Chapeaux, crème solaire, eau en quantité suffisante, nous traversons le village, atteignons une route tranquille séparant des prés et des haies et par une montée régulière, nous voici à la ferme de " vacherie dessous " entourée de magnifiques murs en pierres empilées avec art. Encore un effort et c'est la suivante nommée bien-entendu " vacherie dessus ". Là se trouve un petite chapelle du nom de " chapelle Lachat ", appartiendrait-elle à notre amie Gaby ? Non, et il nous faut rejoindre " roche d'or " pour apercevoir les Alpes. Loupé, point de montagnes à l'horizon... Ce sera pour la prochaine fois et il n' est que 11h30, pas de problème, nous redescendons vers la ferme où bancs et tables nous accueillent. Aujourd'hui, certains ont le feu aux fesses, donc trois quarts d'heure plus tard, nous repartons. Le chemin au soleil cette fois sur un kilomètre nous propulse, le mot est juste, vers le sentier des bornes, ombragé lui. Une descente plus ou moins abrupte, je laisse les randonneurs juger, quelques traversées de prés où des chevaux nous ont accompagnés, et voilà Cheveney.
Je ne peux clôturer ce compte-rendu sans vous parler de Jacqueline surnommée Speedy Gonzales, qui n'a cessé de nous invectiver, rando trop lente... participants trop bavards.... étonnant oui, mais je pense que les produits dopants ne devaient pas être loin. Anne a du souci à se faire et nous, des mollets à affûter. Merci à notre Marie-Thérèse nationale pour ses rafraîchissements en fin de balade.
Annie R.

Grand-Charmont, le 3 juillet 2025

Les puits de mine de fer à Béthoncourt.
Ne pas désespérer, tout vient à point pour qui sait attendre. En effet, cette randonnée à la découverte des puits de mine de fer de Béthoncourt au départ de Grand-Charmont a déjà été portée au calendrier en mai 2024 (intempéries), en mai 2025 (Bibi pas là) et aujourd'hui elle vient en remplacement d'une autre non encore reconnue faute à la canicule qui perdure depuis quelque temps mais qui s'est cassée le nez durant la nuit. Ouf, j'ai encore failli rater le coche. L'extraction du minerai de fer remonte au XVIème siècle et a connu son apogée à la fin du XVIIème. En 1886, la fermeture des hauts fourneaux de Chagey et d'Audincourt entraîne l'arrêt de l'exploitation. De nos jours, peu de monde connaît l'existence de cet ancien site industriel. Les habitants de Béthoncourt sont appelés les 'Golutchs' mot dérivé de 'galoches', godasses ou guêtres dont étaient pourvus les mineurs.
Du parking du Clos des Pins en face de l'église moderne des Fougères, nous sommes huit à nous élancer par la forêt, à l'assaut des huit puits disséminés le long du parcours sur une ligne de faille de type karstique. Pas de bagarre, chacun le sien, mais avant d'arriver sur les lieux, nous traverserons une clairière ensemencée de tournesols nous faisant fredonner un rengaine interprétée par une certaine 'Nana' : 'Le tournesol, le tournesol n'a pas besoin d'une boussole ni d'arc en ciel pour se tourner vers le soleil', et d'en profiter pour une pose photo nanas devant les fleurs de tournesols appelées soleils'.
Perdu au milieu de nulle part, l'itinéraire est jalonné de panneaux explicatifs à chaque puits et si le premier et les derniers sont facilement accessibles il n'en est pas de même de ceux intermédiaires où le sentier est plus qu'aléatoire, presque impraticable (en fait, zone marécageuse en cas de pluie) : autant chercher une aiguille dans une botte de foin ! C'est au pied du puits numéro sept, profond de plus de 15 m, que nous nous poserons pour casse-croûter et déguster un excellent gâteau tout juste sorti du four.
De là, nous poursuivrons notre chemin en empruntant le 'sentier des bornes de la Principauté de Montbéliard', fauché juste pour notre passage, en longeant la voie ferrée du TGV avant de réintégrer la forêt pour terminer tranquillement par de petits sentiers très ombragés.
Chacun a pu apprécier le calme de la forêt avec ses chants d'oiseaux, ses libellules, ses papillons, mais aussi une vipère, des crapauds et de nombreux taons très friands de nos mollets. C'est tout de suite moins drôle ! 
Yes ! la troisième fois fut la bonne, je suis contente de moi, ma petite tête n'a pas failli, sans boussole ni GPS, j'ai retrouvé mon chemin. Bon à vrai dire, j'ai raté le sentier improbable pour aller au puits numéro deux Mea culpa, une petite marche arrière et nous étions repartis sur le droit chemin. Après environ 11 km, un dénivelé défiant toute concurrence, un peu d'histoire locale, j'ai ramené tout mon petit monde à bon port.
Bonne semaine à tous avec une température plus estivale que caniculaire.
Michèle M.