Prochaine Rando : 25/12/2025


férié

04/07/2025

Grand-Charmont, le 3 juillet 2025

Les puits de mine de fer à Béthoncourt.
Ne pas désespérer, tout vient à point pour qui sait attendre. En effet, cette randonnée à la découverte des puits de mine de fer de Béthoncourt au départ de Grand-Charmont a déjà été portée au calendrier en mai 2024 (intempéries), en mai 2025 (Bibi pas là) et aujourd'hui elle vient en remplacement d'une autre non encore reconnue faute à la canicule qui perdure depuis quelque temps mais qui s'est cassée le nez durant la nuit. Ouf, j'ai encore failli rater le coche. L'extraction du minerai de fer remonte au XVIème siècle et a connu son apogée à la fin du XVIIème. En 1886, la fermeture des hauts fourneaux de Chagey et d'Audincourt entraîne l'arrêt de l'exploitation. De nos jours, peu de monde connaît l'existence de cet ancien site industriel. Les habitants de Béthoncourt sont appelés les 'Golutchs' mot dérivé de 'galoches', godasses ou guêtres dont étaient pourvus les mineurs.
Du parking du Clos des Pins en face de l'église moderne des Fougères, nous sommes huit à nous élancer par la forêt, à l'assaut des huit puits disséminés le long du parcours sur une ligne de faille de type karstique. Pas de bagarre, chacun le sien, mais avant d'arriver sur les lieux, nous traverserons une clairière ensemencée de tournesols nous faisant fredonner un rengaine interprétée par une certaine 'Nana' : 'Le tournesol, le tournesol n'a pas besoin d'une boussole ni d'arc en ciel pour se tourner vers le soleil', et d'en profiter pour une pose photo nanas devant les fleurs de tournesols appelées soleils'.
Perdu au milieu de nulle part, l'itinéraire est jalonné de panneaux explicatifs à chaque puits et si le premier et les derniers sont facilement accessibles il n'en est pas de même de ceux intermédiaires où le sentier est plus qu'aléatoire, presque impraticable (en fait, zone marécageuse en cas de pluie) : autant chercher une aiguille dans une botte de foin ! C'est au pied du puits numéro sept, profond de plus de 15 m, que nous nous poserons pour casse-croûter et déguster un excellent gâteau tout juste sorti du four.
De là, nous poursuivrons notre chemin en empruntant le 'sentier des bornes de la Principauté de Montbéliard', fauché juste pour notre passage, en longeant la voie ferrée du TGV avant de réintégrer la forêt pour terminer tranquillement par de petits sentiers très ombragés.
Chacun a pu apprécier le calme de la forêt avec ses chants d'oiseaux, ses libellules, ses papillons, mais aussi une vipère, des crapauds et de nombreux taons très friands de nos mollets. C'est tout de suite moins drôle ! 
Yes ! la troisième fois fut la bonne, je suis contente de moi, ma petite tête n'a pas failli, sans boussole ni GPS, j'ai retrouvé mon chemin. Bon à vrai dire, j'ai raté le sentier improbable pour aller au puits numéro deux Mea culpa, une petite marche arrière et nous étions repartis sur le droit chemin. Après environ 11 km, un dénivelé défiant toute concurrence, un peu d'histoire locale, j'ai ramené tout mon petit monde à bon port.
Bonne semaine à tous avec une température plus estivale que caniculaire.
Michèle M.